Je ne veux pas mourir d’un cancer du col de l’utérus…

Féminisme

Attention : La lecture de cet article pourrait raviver des souvenirs douloureux aux personnes ayant lutté (ou luttant toujours) et ayant subi une conisation du col de l’utérus. Cependant, il vise à sensibiliser les plus grand nombre et à vous inciter à faire un suivi gynécologique fréquent.

A l’été 2017, on m’a diagnostiqué un papillomavirus et des cellules précancéreuses de haut grade au col de l’utérus. C’est le gynécologue que j’avais consulté quelques semaine auparavant qui m’a annoncé ça par téléphone pendant mes vacances. Autant vous dire que le reste du séjour n’a pas été très agréable et ce qui s’en est suivi non plus.

Après plusieurs rendez-vous à l’hôpital et comme les lésions étaient graves, on a décidé d’un rendez-vous en Novembre de la même année pour une conisation du col de l’utérus. Cette opération consiste à enlever au laser les parties atteintes du col de l’utérus. Cela peut soit se faire sous anesthésie locale ou générale. J’ai eu droit à la version locale et je peux vous dire que je m’en souviendrai toute ma vie puisque j’ai senti la pire douleur de ma vie. Pas assez de dose d’anesthésiant probablement…

Je me suis vite remise de l’opération et ai pu reprendre mon travail (j’étais fleuriste sur un marché le week-end à l’époque) et ma formation de jardinière tout en faisant bien attention tout de même parce que ce sont deux activités physiques.

J’ai dû faire un suivi gynécologique plus fréquent pendant la période qui a suivi l’opération pour s’assurer que je cicatrisais bien et surtout que les cellules précancéreuses ne revenaient pas. En septembre 2019, soit 2 ans après l’annonce de mon papillomavirus, je retourne faire un frottis chez une sage-femme. Les résultats arrivent et victoire ! Je n’ai plus de papillomavirus ! Vous n’imaginez pas la joie que j’ai ressenti à ce moment là. J’étais apaisée et soulagée de savoir que j’allais à nouveau avoir un rythme de suivi gynécologique normal et surtout que je m’étais débarrassée de cette saloperie.

Sauf que voilà. Mai 2021, je retourne chez ma sage-femme pour faire un frottis et il revient positif au papillomavirus… Celui-ci n’est pas dangereux selon le laboratoire d’analyse alors ma sage-femme me rassure en me disant qu’on va attendre 12 mois avant de faire un nouveau frottis au cas où mon corps arriverait à s’en débarrasser seul.

Je ne veux pas mourir d’un cancer du col de l’utérus…

J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps et puis je me suis ressaisie. J’ai été forte la première fois, je le serai à nouveau cette fois-ci ! Il parait que les papillomavirus sont favorisés par le tabagisme et le stress. Je ne fume pas. Alors comme j’ai déménagé à la campagne, j’ose espérer qu’en étant moins stressée, mon corps s’en débarrasse seul.

Point info

Les papillomavirus humains (HPV) appartiennent à une famille de virus comptant plus de cent variantes. Les conséquences d’une infection peuvent, selon le type de papillomavirus, aller des verrues génitales aux cancers.

Plus de 99 % des cancers du col de l’utérus sont provoqués par une infection chronique par papillomavirus.

On estime que jusqu’à 80 % des personnes sexuellement actives entrent en contact avec un papillomavirus une ou plusieurs fois au cours de leur vie. Les infections se transmettent aussi régulièrement via la main et la bouche. Les rapports sexuels protégés ne constituent donc pas une garantie absolue d’éviter la contagion. Ils réduisent simplement les risques de propagation du virus.

Je voudrais terminer cet article par une note de sensibilisation. J’ai, à plusieurs reprises, parlé de l’importance d’un suivi gynécologique sur ce compte et vous comprenez désormais pourquoi.

Je sais que de nombreuses personnes ne veulent pas aller chez un ou une gynécologue de peur de subir des violences gynécologiques, qu’on leur annonce une maladie grave, etc. Mais si c’est le cas, si en effet une maladie est diagnostiquée, plus vite vous serez pris.e en charge, plus vous aurez de chance de vous en sortir.

Parce que j’ai subi des violences gynécologiques dans le passé, j’ai trouvé ma sage-femme (elles aussi font le même suivi que les gynécologues) sur le site : www.gynandco.wordpress.com

C’est un site collaboratif et fondé par des militantes féministes et qui recense les praticiens et praticiennes safes, qu’il s’agisse de gynécologues ou de sages-femmes.

Ces personnes ont été recommandées sur plusieurs critères : pas de pratiques sexistes, lesbophobes, transphobes, putophobes, racistes, classistes, validistes, etc. La liste est régulièrement mise à jour lorsqu’une personne fait part d’une consultation qui s’est mal passée avec un praticien ou une praticienne.

Parce qu’un suivi gynécologique régulier peut vous sauver la vie, prenez rendez-vous dès que possible auprès de l’un des praticiens ou l’une des praticiennes de ce site.

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