5 raisons d’aimer le lierre et de le protéger

écologie, Jardinage et botanique

Le lierre, ce mal aimé… et qui pourtant est un véritable allié de la biodiversité et qui nous protège bien souvent de l’érosion des sols. Partons à la découverte de ses bienfaits.

1/ Le lierre n’est pas dangereux pour les arbres. Au contraire, quand il pousse le long de leurs troncs, il leur apporte de la fraîcheur et de l’humidité en été. Alors laissez-le vivre sa vie plutôt que de vouloir à tout prix l’enlever !

2/ Les fleurs de lierre sont l’une des dernières sources d’alimentation des abeilles et autre pollinisateurs avant l’hiver. Il vaut donc mieux le tailler en dehors de cette période (à la sortie de l’hiver étant l’idéal).

3/ Le lierre fructifie pendant l’hiver, c’est donc une source d’alimentation pour les oiseaux pendant la période froide. Voilà également pourquoi il vaut mieux le tailler à la sortie de l’hiver.

4/ Le lierre dans un verger favorise la présence d’insectes auxiliaires, comme la coccinelle qui adore se nourrir des pucerons, et permet donc de limiter et arrêter l’utilisation de pesticides.

5/ Le lierre pousse bien souvent à des endroits où rien d’autre ne pousse (sous les arbres, dans des chemins secs, etc.). Il permet ainsi d’éviter l’érosion des sols et donc les inondations.

Précisions à propos de cet article : Il n’est stipulé nulle part qu’il ne faut pas le tailler du tout et donc le laisser détruire les maisons (même si certaines façades s’en sortent très bien avec sa présence). Il est question dans cet article de juste milieu et de respect des saisons et de la biodiversité qui dépend aussi du lierre qu’on le veuille ou non.

A propos des arbres et du mythe du lierre étrangleur : Certaines personnes auront peut-être lu dans le livre de Peter Wohlleben « La vie secrète des arbres » que le lierre a tué les arbres de son terrain. Bien que ce livre ai une visée pédagogique et une grande sensibilisation sur la nature, il ne s’agit pas d’un livre scientifique. Tout ce qui est rapporté touche à la sensibilité de l’auteur et ses observations sans aucune démarche scientifique.

Je préfère donc me reporter à des scientifiques tels que mon professeur Sebastien Lesné avec qui j’ai appris que le lierre ne tuait pas les arbres ou encore Francis Hallé. Je vous conseille les regards croisés sur le site sfecologie de Jacques Tassin (Chercheur au CIRAD), Pierre Donadieu (Professeur émérite en sciences du paysage à l’École Nationale Supérieure de Paysage) et celui de l’Académie de l’Agriculture de France.

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