Mode éthique: Me-tisse, marque française made in India

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Trench coat Me-TisseTrench coat Me-Tisse

Il y a peu de temps, j’ai découvert, grâce aux miracles d’instagram, la marque Me-Tisse. Il s’agit d’une marque française de prêt à porter et accessoires féminins, mettant à l’honneur les belles matières, les formes épurées et les petits détails. Et je suis tout simplement tombée sous le charme de leur trench coat d’hiver bleu marine. Aujourd’hui je vous fais découvrir cette jolie marque aux valeurs que je partage ainsi que ce manteau qui va me suivre tout l’hiver et pour de nombreux autres hivers encore!


Me-Tisse c’est avant tout une histoire d’amour entre un homme Nil et une femme Shruti.. Deux êtres qui en plus de s’aimer, partagent la même passion pour la mode durable, éthique et les belles matières. Deux personnes qui tentent de faire bouger les lignes dans un pays réputé à la fois pour son savoir-faire mais aussi, malheureusement pour ses conditions de travail indécentes via la fast fashion.

Elle, est indienne et a grandi à Allahabad au sud-est de New Delhi et a déménagé dans la capitale indienne pour poursuivre des études de stylisme. Une fois diplômée, elle travaille avec des marques telles que The Body Shop, Country Roads et IKEA. En 2011, elle décide de quitter sa carrière et se met à travailler dans le secteur social. Elle rejoint le mouvement des coopératives SEWA (Self Employed Women Association) afin de travailler sur les droits des femmes artisans et brodeuses travaillant dans l’industrie de la mode. Elle promeut alors un modèle de groupe de femmes artisans équitable et transparent et tente de développer leur activité en les mettant directement en contact avec les acheteurs sans les intermédiaires du marché du textile.

Nil quant à lui est Français, a grandi à Paris et a passé un master à l’European Business School de Paris. Après avoir travaillé dans le commerce international et dans différents pays du globe, il revient en France en 2010 pour créer sa propre maison d’achat de mode (SWP). Son but est alors d’aider les marques européennes dans leurs sourcing et fabrication de vêtements et d’accessoires en Inde. En 2013, il s’installe en Inde pour créer son propre atelier de confection en 2016 afin de pouvoir répondre aux besoins de la slow fashion avec une attention particulière sur le choix des matières, et des finitions en séries limitées.

Et en parlant de séries limitées, la marque propose un collection minimaliste. Quelques basiques comme des t-shirts, des jupes et des pantalons, une petite sélection de vestes et manteaux, mais pas un amas de vêtements qui pourrait nous faire perdre le fil. La marque se veut à la fois chic et modeste. Tous leurs vêtements sont donc fabriqués dans leur atelier et en collaboration avec des artisans spécialisés dans le tissage et la broderie.
Quand mes yeux se sont posés sur leur trench coat d’hiver, je suis tombée raide dingue de ce vêtement. J’ai toujours aimé les trenchs, j’en ai d’ailleurs un version courte de mi-saison que je porte depuis des années! C’est un vêtement intemporel que l’on porte à toute occasion avec des talons ou bien des baskets, une paire de jeans ou une jolie robe! Il possède une doublure rouge bordeaux (ma couleur préférée pour les vêtements) et a un joli détail de couture au niveau des boutons. Depuis qu’il fait froid ici en France, je le porte tous les jours et je me sens vraiment bien dedans. Au chaud et classe en même temps! Car moi qui travaille toute la journée dans la terre et avec des vêtements de sécurité, je ressens de plus en plus le besoin de porter des vêtements que j’aime et qui me mettent en valeur lorsque je suis en civil. Son prix est de 170€, alors pour certains ça peut paraître cher, je le conçois et c’est pour ça que je ne dénigre pas du tout le marché de l’occasion, mais si on veut du neuf et éthique c’est la meilleure façon de rémunérer correctement les personnes qui font nos vêtements. Encore une fois, une garde-robe minimaliste permet de s’acheter des vêtements certes plus chers mais de meilleure qualité et qui durent longtemps. Et pour ma part j’étais capable de mettre 140€ dans des manteaux de la fast-fashion il y a encore quelques années alors ce prix ne me choque vraiment pas sachant que la personne derrière vis correctement grâce à un tel achat.

Et vous, quel type de manteau aimez-vous porter l’hiver?
* Produit offert par la marque

Mode éthique: Chaussettes Orphelines

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Qui ne s’est jamais retrouvé avec une chaussette dont la jumelle avait disparu, dérobée par des nains maléfiques ou dévorée par la machine à laver? On ne sait pas comment ni pourquoi mais c’est un fait universel. Et face à ce genre de situation, on sait rarement quoi faire de la chaussette restante en se disant « je ne vais pas en faire don, à qui ça va servir une seule chaussette? ». Alors au mieux on l’utilise comme chiffon. Et pourtant, une solution existe et c’est Marcia De Carvalho qui en est à l’origine. Il s’agit de sa marque Chaussettes Orphelines née il y a 10 ans d’un réel constat: la mode n’est pas assez circulaire.
Marcia est née au Brésil, à Sao Paulo et est française d’adoption depuis une vingtaine d’années. Diplômée en stylisme de mode à Paris, elle débute dans des maisons de couture prestigieuses, telles que Chloé, Paule Ka et Azzaro, en tant qu’assistante de création de collections féminines en maille. Ses souvenirs d’enfance et son histoire familiale ont constitué les bases de ce qu’elle est aujourd’hui: une créatrice et entrepreneuse pleine de ressources. Car en effet, sa mère tenait un atelier de maille et son père passait pour sa part des heures dans son atelier à créer et inventer. Les questions de recyclage et de développement durable étaient déjà très présentes dans la famille de Marcia.
Marcia De Carvalho à gauche. Crédit photo: Laure Ledoux pour LaVie 
En rangeant les tiroirs de ses fils, Marcia découvre tout un tas de chaussettes orphelines. Ne souhaitant pas les jeter, elle décide alors de les découper et de créer des tableaux textiles ou encore de les assembler pour fabriquer des vêtements en patchwork. 
Elle fonde alors l’association Chaussettes Orphelines pour sensibiliser au recyclage des déchets textiles via la réalisation de créations artistiques réalisées en chaussettes. Basée dans le quartier de la Goutte d’Or à Paris, l’association organise des ateliers d’insertion auprès des femmes du quartier. Son projet a eu un tel succès que face à l’afflux de chaussettes venues de la France entière, Marcia décide de passer à une autre étape: créer un fil 100% recyclé pour redonner une utilité vestimentaire à ces chaussettes.

Depuis 2008, Marcia et son équipe ont collecté, recyclé et transformé plusieurs dizaines de tonnes de chaussettes usagées. En collaboration avec des ingénieurs et filateurs, elle a mis au point un fil 100% recyclé et 100% made in France à partir de vieilles chaussettes et de chutes de laine. Les fils obtenus donnent naissance évidemment à de nouvelles chaussettes mais également à tout un tas d’accessoires comme des gants, bonnets, écharpes, pochettes et même des vêtements!
Une véritable économie circulaire et solidaire s’est mise en place. L’association sensibilise au recyclage au travers de collectes organisées avec des collectivités ou des entreprises, offre des animations pédagogiques aux école notamment pour les enfants du quartier de la Goutte d’Or, anime des ateliers créatifs avec des femmes en hébergement d’urgence et fait travailler des ateliers d’insertion pour le tri des chaussettes. La marque quant à elle, achète les chaussettes triées à l’association pour produire le nouveau fil dans des ateliers français. Enfin, elle reverse une partie de la recette pour financer l’association. La boucle est bouclée; vive l’économie circulaire!

Pour ma part, j’ai découvert la marque via Laetitia et Bianca de la boutique en ligne Kabanes. Elles avaient apporté deux pulls de Chaussettes Orphelines et j’avais été bluffée de voir une matière d’une si grande qualité pourtant faite à partir de vieilles chaussettes! Le fil est doux et très agréable à porter. J’ai donc contacté la marque afin d’en savoir un peu plus et un partenariat s’est mis en place pour que je puisse tester leurs accessoires. Je suis désormais prête à affronter l’hiver sereinement car j’ai reçu: une paire de gants, un bandeau, deux paires de chaussettes montantes et une paire de socquettes invisibles en attendant qu’il se mette réellement à faire froid!
J’ai choisi les gants Alex et le bandeau Sarah en noir lurex. Comme je ne connaissais pas le lurex jusqu’ici, j’ai eu la grande surprise de découvrir qu’il s’agit d’un fil recouvert d’une couche métallique. Ça donne un aspect chic à cet ensemble. Un peu de lumière dans de le gris de l’hiver ça ne fera pas de mal! Mes chaussettes montantes sont en rouge/gris et noir/gris. Elles sont hyper confortables et moi qui travaille dans le froid, je sais que mes petits pieds seront bien gardés au chaud avec ça. Enfin, la paire de soquettes au coloris écru sont bien pratiques à porter avec des petites tennis! Les quantités de coton, de laine et autres matières recyclées sont variables et sont entièrement détaillées sur chaque article. J’aime cette transparence.

Les prix sont assez élevés mais quand on voit tout ce que la marque englobe: procédé unique et made in France ainsi que l’association, on comprend que l’on ne peut pas obtenir des prix bas comme pour la fast fashion. Cela n’aurait pas de sens. Mais pour fêter les 10 ans de la marque, vous allez pouvoir profiter jusqu’au 15 novembre de réductions sur une sélection d’articles.
Avec le code LILYFAIRLY, vous allez pouvoir profiter de 5% de réduction supplémentaire sur les 15 à 30% déjà pratiqué sur une sélection d’article. Par exemple: pour une paire de chaussettes montantes, elles sont à 18€ au lieu de 25€ prix initial. Pour le bandeau Sarah, 21€ au lieu de 30€ prix initial, pour les gants Alex, 36€ au lieu de 45€ et enfin pour les socquettes invisibles, 14€ au lieu de 19€. Le prix a été arrondi pour vous donner une idée. Bref, si vous êtes sensible à la réduction des déchet, au made in France, à l’économie solidaire ou les trois en même temps, n’hésitez pas à craquer, vous ne serez pas déçus par la qualité!

Par ailleurs, vous pouvez déposer ou envoyer vos vieilles chaussettes à l’association afin de leur donner une seconde vie et qui sait, les porter à nouveau! Voici l’adresse:
Chaussettes orphelines
Atelier-Boutique Marcia de Carvalho
2 rue des Gardes
75018 Paris
 
Quel article vous plaît le plus dans ma sélection?
Connaissez-vous d’autres méthodes de recyclage des matières textiles?

Maravillas bags, Pinatex!

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sac Maravillas pinatex

Dans ma quête de marques éthiques et de matières écologiques, mon chemin a croisé celui de Maravillas, petite entreprise espagnole confectionnant des sacs de façon éthique à partir de cuirs au tannage végétal ou dans cette curiosité de la nature qu’est le Pinatex. J’avais besoin d’un sac passe-partout, petit mais pas trop afin de pouvoir contenir mes essentiels du quotidien. J’ai jeté mon dévolu sur le modèle DEIA. Mais d’abord parlons un peu plus amplement de la marque !

Maravillas Bags est une marque de sacs et accessoires faits main, créée par Christina Bussmann en Espagne. Elle combine un design urbain moderne avec un savoir-faire traditionnel dans son studio situé au cœur de l’île de Majorque. Et oui, c’est une marque insulaire !

À l’origine, leurs sacs étaient tous fabriqués à partir de cuirs à tannage végétal provenant de tanneries d’Europe. Mais récemment, ils ont intégré un nouveau matériau extraordinaire à leur production. Une alternative végane au cuir: le Pinatex ! Le Pinatex utilise des feuilles d’ananas, qui sont le sous-produit naturel de la récolte de fruits d’ananas existante. Pas besoin, donc, d’apport en eau supplémentaire, la matière première est déjà là. Enfin une alternative aux similicuirs vegans à base de pétrole ! Verte, végane, durable et attrayante ! 
La production du Pinatex a un impact social sur les producteurs aux Philippines car il leur apporte un revenu supplémentaire. De plus, lorsque les feuilles sont écrasées pour ne garder que la fibre qui sera utilisée pour faire le cuir, la biomasse restante est utilisée comme fertilisant. Aucun produit toxique n’est utilisé durant la production de cette matière ce qui fait d’elle une véritable concurrente en terme d’éthique et d’écologie aux matières telles que le cuir animal ou le simili cuir.
Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur le Pinatex, je vous recommande de fouiller sur le site Ananas Anam et de regarder le Tedx de Carmen Hijorsa, créatrice de la matière Pinatex. Les deux sont en anglais mais très certainement traduisibles en français.
Ce que j’aime dans cette marque qu’est Maravillas, c’est la totale transparence qu’ils ont avec leurs clients. Ils précisent même que nous sommes tous les bienvenus pour venir visiter leur atelier car cette transparence est très importante pour Christina et son équipe. Chaque article est fabriqué de façon éthique, équitable et avec amour. La marque emploie des locaux possédant une expérience de haut niveau dans la fabrication de sacs. Le maintien de la production locale évite le long transport des marchandises. Production locale = zéro émission.
Quelques mots sur Christina Bussmann, la fondatrice de Maravillas Bags.
Christina s’est toujours opposé aux produits de masse même lorsqu’elle était étudiante en mode. Elle a obtenu un diplôme de designer de mode en Italie et s’est installée avec sa famille à Majorque après avoir travaillé pendant plusieurs années pour les costumes du cinéma berlinois. Consciente des effets dévastateurs de la production de la fast fashion: exploitation de l’environnement et des personnes, elle a crée le label de développement durable Maravillas Bags. Des travailleurs bien rémunérés et une empreinte environnementale minimaliste sont aussi importants pour elle que pour ses clients.
Voilà donc que je jette mon dévolu sur le modèle DEIA en pinatex (première photo). Je décide de choisir la lanière en corde simple (il existe aussi une version chaîne dorée). J’ai préféré ça pour que ce soit un peu plus passe partout. Il s’agit d’un petit sac que l’on porte à l’épaule. Il est assez large car je peux facilement y glisser mon appareil photo reflex et ma gourde en inox ensemble. Il y a également deux pochettes. Une zippée où je range mes clefs et mon porte-feuille et une autre où je range mon pass navigo (carte de transport en commun).

 look éthiquesac Maravillas pinatex

Le Pinatex ça donne une matière avec une texture assez particulière que j’aime beaucoup. Je trouve que ça a beaucoup plus de charme qu’un simili cuir lisse dont le moindre accro se voit tout de suite. La matière est un peu rugueuse au début mais elle fini par s’adoucir avec le temps. L’intérieur du sac est dans un tissu en coton à rayures gris et blanc. L’extérieur et les finitions des pochettes sont quant à eux en Pinatex. La lanière est en corde synthétique et si vous choisissez la version chaine, elle est garantie sans nickel. La seule chose que je regrette mais ça n’est qu’un petit détail, c’est que la lanière ne soit pas ajustable de l’intérieur du sac. Sinon, je l’ai définitivement adopté !

Niveau prix, c’est sûr, on est loin des petits sacs de la fast fashion. Car en effet, il y a des personnes à rémunérer derrière. Le sac DEIA coûte 175€. C’est sur que ce n’est pas un sac qu’on achète sur un coup de tête. Mais si vous lisez mon blog c’est que soit vous avez l’envie de changer vos habitudes de consommation, soit vous le faites déjà et je vous en félicite ! Un sac c’est un accessoire qui vous suit partout et qui peut vous suivre pour longtemps si vous le choisissez de bonne qualité. Le minimalisme aide à choisir bien les vêtements et accessoires que l’on porte. Il aide à en prendre soin et donc à les faire durer le plus longtemps possible. Alors après tout, quel coût ça a un sac comme celui-ci face à un sac de la fast fashion qui va s’abimer en un rien de temps?

Mes autres coups de coeurs de la marque:
Connaissiez-vous le Pinatex? Que pensez-vous de cette matière? Quel modèle préférez-vous dans la boutique de Christina?

* Produit offert par la marque

Acceder à la mode éthique quand on a peu de moyens

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Lily Fairly dans sa robe Balzac Paris

Tous les ans à la même date se déroule la Fashion Revolution week durant laquelle de nombreuses marques de mode et de blogueuses ont pour but de sensibiliser à la mode éthique. Il y a 5 ans, un évènement tragique a bouleversé le monde de l’industrie textile. Le Rana Plaza, un bâtiment situé au Bengladesh et regroupant plusieurs ateliers de confection s’est effondré faisant 1135 morts et 2500 blessés dont de nombreux amputés. Cet évènement aurait pu être évité si les responsables d’ateliers avaient écouté les alertes des employés quant aux fissures apparues la veille. Au lieu de ça, ils les ont forcé à prendre leur poste en menaçant les plus réticents de leur faire des prélèvements de salaires voire même de les licencier.

C’est donc de cet évènement malheureux qu’est née la Fashion Revolution week afin de ne pas oublier mais surtout d’éveiller les consciences et de donner les outils pour que chacun-e d’entre nous passe à la mode éthique qui vise à donner de meilleures conditions de travail aux employés du textile mais aussi à s’inscrire dans une démarche bonne pour l’environnement. Car tout est lié.

Si la mode éthique est très importante, elle reste accessible à une infime partie de la population de par les prix fatalement plus élevés que ceux de la Fast Fashion. C’est donc pour cela que j’ai décidé de vous donner quelques astuces pour transformer petit à petit votre ancienne garde-robe en un temple de l’éthique.
1. Faites durer vos vêtements
La première étape lorsque l’on souhaite favoriser la mode éthique, c’est de commencer par acheter moins de vêtements et de les faire durer le plus longtemps possible. « Buy less, choose well, make it last » comme dirait la célèbre créatrice de mode Vivienne Westwood. Fini les sorties shopping avec à la clef 5 t-shirts, 2 robes, 3 jupes, 2 pantalons. Si on en achète autant c’est parce que les prix sont très bas mais en revanche, ils sont de très mauvaise qualité. Qui ne s’est jamais rendu compte que son haut s’était déformé dès le premier lavage? Ne gardez donc que les vêtements que vous aimez porter et dans lesquels vous vous sentez à l’aise. Vous n’avez pas besoin d’une immense garde-robe. Croyez-moi. Une fois que j’avais considérablement réduit la mienne, je ne me suis pas sentie pour autant dépourvue. Ces vêtements que vous aurez gardé, prenez-en ensuite grand soin. Apprenez à les recoudre si la couture craque, faites réparer vos chaussures quand la semelle flanche. Ces actes vont vous permettre de les garder le plus longtemps possible et donc de ne pas avoir à en racheter immédiatement.

Vivienne Westwood
« Buy less, choose well, make it last »
« Achetez moins, choisissez mieux, faites durer »

2. Tournez-vous vers le marché de l’occasion

En attendant d’avoir les moyens de vous payer de l’éthique neuf, vous pouvez remplacer vos vêtements une fois trop usés par des vêtements achetés d’occasion. On peut facilement trouver des formes et des couleurs qui nous plaisent, bref garder son propre style pour vraiment pas cher. De plus, sur certaines plateformes, vous pourrez même trouver des marques éthiques, donc moins chères que neuves. Il suffit juste de savoir quelles marques chercher et pour vous donner un petit coup de pouce, voici des marques que vous allez facilement trouver:

Il existe même désormais un site de mode éthique d’occasion et de destockage à petits prix: Ethic2hand.

N’hésitez pas également à revendre les vêtements dont vous ne voulez plus afin de pouvoir utiliser cet argent pour vous acheter un vêtement de marque éthique, c’est ce que fait @bienvenue_chez_lili!

3. Profitez de Noël ou de votre anniversaire

Pourquoi ne pas demander à vos proches de se cotiser pour vous offrir un joli vêtement d’une marque éthique pour Noël ou bien pour votre anniversaire? C’est ainsi que j’ai pu m’acheter ma combinaison, mon t-shirt et mon haut manches 3/4 chez Not Perfect Linen en conservant l’argent que j’avais reçu à Noël dernier et celui de mon anniversaire par mon oncle et ma grand-mère. Vous pouvez également faire une liste des vêtements que vous aimeriez recevoir en cadeau. Et comme je l’ai déjà dit dans un précédent article, le fait de demander à votre proches de vous faire une liste pour leur offrir un cadeau qu’ils souhaiteraient recevoir les incitera très probablement à en faire de même pour vous!
4. Favorisez les basiques
C’est bien connu, les basiques durent plus longtemps que les imprimés à la mode. Car les imprimés, on a tendance à vite s’en lasser. Ce n’est pas pour autant qu’il faut n’acheter que du basique mais s’il y a bien des vêtements à favoriser en marques éthiques neufs, c’est ceux-là. Pour le reste vous pouvez toujours les trouver sur les sites d’occasion ou bien dans les penderies partagées comme Hylla penderie.
5. Et pour les enfants/ados?
Difficile d’habiller un enfant (et encore plus un ado) en mode éthique. A ces âges là, le corps grandi sans cesse alors on n’a pas forcément envie de dépenser beaucoup d’argent pour des vêtements qui vont devoir être rapidement remplacés. Pour cela vous allez avoir plusieurs options. La première va évidemment être le marché de l’occasion. Mais vous allez aussi pouvoir vous tourner vers des sites de location comme celui de Tale Me qui permet d’avoir des vêtements de grossesse et pour les petits éthiques tout en évitant de trop se ruiner. Enfin, le fait d’acheter un vêtement éthique neuf dans une ou deux tailles plus grandes vous permettra de prolonger la durée de vie du vêtement de votre enfant ou de votre ado! Dernière astuce, les accessoires comme les sacs, foulards et écharpes seront portés plus longtemps qu’un pantalon ou bien un t-shirt.

look splice x 1083 bornes in Francechaussettes orphelines

Si vous cherchez des marques de mode éthique mais que vous ne savez pas où et comment les trouver, rendez-vous sur mon compte instagram @lilyfairly dans les « stories à la une » rubrique « fashrev ». J’y ai recensé mes marques de mode éthique coup de coeur!

Pour celles et ceux qui n’ont pas accès aux stories instagram, ça vous dirait un e-book de mes marques chouchou?

Zéro déchet: Demoiselle d’honneur, comment s’habiller?

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Été 2016, j’ai été choisie par une de mes amies pour être demoiselle d’honneur à son mariage. Ses deux témoins et ma meilleure amie avions comme directives de trouver une robe coupe « patineuse » et de couleur rose pastel, pour le reste nous étions libres dans nos choix. Comme n’importe quelle fille de ma génération j’ai commencé par regarder sur un célèbre site de vente en ligne sans pour autant avoir de réel coup de coeur. Une robe me plaisait bien mais malheureusement elle n’était plus disponible dans ma taille. A force de faire le tour des magasins et des sites sans jamais trouver une robe qui me correspondait je me suis dit que quelque chose clochait. Peut-être que je ne cherchais pas au bon endroit ou peut-être que quelque chose bloquait mes coups de coeur.


Je me suis alors dit: « c’est ridicule, tu prônes le zéro déchet, l’écologie, etc mais pour ça tu veux t’acheter des vêtements neufs que tu ne porteras probablement qu’une seule fois dans ta vie (et au passage fabriqués par des gens dans des conditions de travail atroces et payés une bouchée de pain) ». Étant à l’époque sans emploi je ne pouvais malheureusement pas me payer des vêtements fais à partir de matières naturelles et dans des conditions dites éthiques. C’est donc tout naturellement que je me suis tournée vers les vêtements d’occasion. Moi qui ne fréquentais que les brocantes et les friperies vintage il a bien fallu que je trouve une autre plateforme pour trouver une robe de demoiselle d’honneur, des chaussures et une pochette dignes de ce nom. J’ai donc découvert deux super applications: Vide-dressing.com et Vinted!

La première fait plus dans le vêtement de luxe, et pourtant j’y ai trouvé une affaire en or! Une robe de marque Topshop (ma marque de prédilection lorsque je faisais des allers-retour Paris-Londres depuis mes 18 ans), jamais portée avec un très joli dos nu. Son prix d’achat était à 167€ et sur le site elle était proposée à seulement 30€! Je me suis littéralement jetée dessus, elle était faite pour moi! C’est simple pendant les mois qui ont précédé le mariage je l’essayais régulièrement tellement je la trouvais jolie. Pour les chaussures j’ai également eu un véritable coup de coeur visuel mais aussi pratique puisqu’il s’agit de ballerines à semelle en caoutchouc Marc by Marc Jacobs. Je n’avais plus de chaussures pour l’été alors j’étais sure que je les porterais régulièrement. La matière des semelles m’a en effet fait valider mon choix car le caoutchouc s’use beaucoup moins vite que les autres matières. Ces chaussures étaient également neuves. De 220€ prix d’achat je les ai pour ma part obtenues pour 45€. Enfin pour finir mon look il me fallait absolument une pochette. J’étais à la base partie dans l’optique d’en trouver une couleur or ou bronze mais j’ai finalement jeté mon dévolu sur une de couleur corail et je ne regrette pas mon choix car la couleur permet de trancher un peu. Elle valait à la base 25€ et je l’ai eue pour seulement 15€! 


Au total j’en ai eu pour 85€ au lieu de 412€ prix neuf. J’ai donc fait 327€ d’économies et j’ai pu avoir accès à des matières de qualité que je n’aurais jamais pu m’offrir version boutique. Comme quoi, les achats compulsifs de certaines font donc le bonheur des autres! L’avantage avec ces deux applications c’est que l’on peut filtrer au maximum nos recherches, moi qui ai la phobie des magasins, je suis ravie de savoir que je vais pouvoir faire mes ampletes sans aucun stresse, en achetant des vêtements d‘occasion et à des prix que je peux même négocier. Attention tout de même, car il n’y a pas que des avantages, l’échange est très rarement possible, alors pensez à poser les bonnes questions et bien tournées. Par exemple, pour des chaussures en pointure 39, ne dites pas « je fais un petit 39, est-ce que ça va aller? », la vendeuse pourrait avoir tendance à affirmer pour être sure de vendre. Demandez plutôt « est-ce un petit ou un grand 39? ». Vérifiez également, si vous ne connaissez pas les tarifs habituels d‘une marque, j’ai déjà vu une fille vendre à 30€ un trench court Bershka en disant que le prix d’origine était de 69. Les vestes simples de cette marque excèdent rarement les 40€ prix neuf.

Depuis, je porte toujours mes ballerines, j’ai revendu ma robe à une nouvelle chanceuse et le petit sac attend toujours preneuse sur Vinted. Ce type de plateforme est vraiment super lorsqu’on n’a pas les moyens de se payer des vêtements éthiques mais que l’on souhaite limiter son impact sur l’environnement.

 

Quel type de plateforme utilisez-vous pour trouver une tenue d’un soir?
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